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mercredi 21 septembre 2016

Veux-tu m'épouser 100 fois ? de Holly Martin

L’histoire :

Vendre la demande en mariage idéale, voilà le travail de Suzie. Et son agence La Proposition Parfaite fonctionne plutôt bien – c’est même la seule chose qui tient la route dans sa vie. Jusqu’à ce qu’Harry, son meilleur ami et associé, décide de l’embarquer dans un plan de communication complètement fou. 
100 jours. 
100 demandes en mariage. 
Elle et lui dans le rôle des fiancés.

Un jeu qui pourrait être divertissant si Suzie n’était pas désespérément et secrètement amoureuse d’Harry. Quoi de pire que de se faire demander en mariage non-stop pendant trois mois par l’homme que l’on aime depuis des années, et d’être obligée de répondre « non » chaque fois ? Enfin, en théorie…

Mon avis :

J’ai choisi ce roman car l’histoire m’intriguait. Dans « Veux-tu m’épouser 100 fois ? », Suzie reçoit chaque jour une demande en mariage de la part de son ami Harry, et ce pour les besoins de leur site internet spécialisé dans les propositions de fiançailles originales. Mais Suzie a un soucis : elle est amoureuse de Harry. Ainsi chaque demande se révèle difficile à supporter car elle n’a qu’une envie : lui dire oui !

Mon avis est assez mitigé sur cette lecture, certains points m’ont beaucoup plu mais d’autres m’ont profondément ennuyée.

J’ai tout d’abord apprécié cette histoire et la fraîcheur des personnages. C’est un roman qui se laisse facilement lire. Cependant, et c’est une chose que j’ai particulièrement aimé, l’histoire n’est pas que légèreté. L’auteure y ajoute de la profondeur en traitant notamment du deuil et de la reconstruction après ce genre d’épreuve.

Malheureusement d’autres aspects de ce roman m’ont moins convaincue. J’ai trouvé Suzie, le personnage principal, un peu trop naïve et j’avais parfois envie de la secouer pour lui ouvrir les yeux. De plus, si les nombreux rebondissements du roman ont leur intérêt, je trouve qu’il y en a justement trop. A partir de la moitié du livre j’ai commencé à m’ennuyer et à trouver l’histoire répétitive. J’ai même sauté certains passages ce qui m’arrive rarement ! C’est un roman qui aurait mérité d’être plus court.

En résumé : Une lecture agréable et une idée de base originale mais ce roman aurait mérité d’être plus court car il devient vite répétitif. 

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jeudi 8 septembre 2016

Un goût de cannelle et d'espoir de Sarah McCoy

L'histoire :

Allemagne 1944. Naïve et innocente, Elsie traverse la guerre à l’abri de la petite boulangerie de ses parents et sous la protection d’un officier nazi, loin d’être indifférent à son charme. Lors de la soirée de Noël du parti, elle échappe de peu à un viol grâce à un petit garçon juif. Seul et sans défense, il demande à la jeune fille de le cacher. Prendra-t-elle le risque ? États-Unis, de nos jours. À quatre-vingts ans, Elsie s’active toujours derrière les fourneaux de sa boulangerie. Elle rencontre Reba, une journaliste venue l’interroger sur les fêtes de Noël du passé…

Mon avis :

Sur le papier ce roman avait tout pour me plaire : un titre accrocheur, une couverture magnifique et un sujet qui me touche beaucoup et que j'aime retrouver dans mes lectures : la vie quotidienne pendant la seconde guerre mondiale. Ce fut effectivement une très bonne lecture même s'il m'a manqué le petit truc en plus qui en aurait fait un coup de coeur. 

Dans ce récit nous découvrons le destin de deux femmes : Elsie une jeune allemande dont le destin va être bouleversé par un petit garçon juif en 1944, et Reba, une journaliste vivant à notre époque, un peu perdue dans sa vie sentimentale, qui va pour une interview rencontrer Elsie et sa famille. 

C'est un roman qui mêle donc alternativement passé et présent et qui, en ce sens, m'a un peu rappelée Il était une lettre de Kathryn Hugues, roman qui avait été un coup de cœur. Ici le lien entre ce passé et notre période actuelle est moins marqué. Il y a deux histoires distinctes, même si elles ont des similarités et des personnages en commun. J'aurais justement aimé retrouver plus de liens entre ces deux époques, avec notamment le recul que pouvait avoir Elsie sur ce qui lui est arrivé pendant la guerre. 

A part ce petit point qui m'a manqué, j'ai adoré ce roman et plus particulièrement le destin d'Elsie pendant la seconde guerre mondiale. Sarah McCoy amène beaucoup de subtilité à ce qu'a été l'Allemagne Nazie, elle montre l'endoctrinement du peuple allemand ainsi que les désillusions qu'a entraîner la guerre et les découvertes des atrocités menées par les nazis. Cette nuance qu'apporte l'auteure permet, non pas de justifier ces terribles actes, mais plutôt de mieux comprendre ce qui les a entraînés. C'est un point que j'ai adoré, ici nous ne sommes pas dans le cliché du méchant allemand sans aucune valeur morale, Sarah McCoy montre que la vérité a été beaucoup plus complexe. 

Enfin j'ai apprécié le côté "tourne-pages" du livre, j'ai été prise par cette histoire et j'avais du mal à reposer le roman une fois commencé. 

En résumé : Un très beau roman plein d'amour et d'espoir qui évoque une période dramatique de l'histoire avec beaucoup de justesse et de subtilité.  

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vendredi 2 septembre 2016

Les quatre saisons de l'été de Grégoire Delacourt

L'histoire : 

Lors de l'été 1999, au Touquet, quatre couples d'âges divers se croisent furtivement sur la plage, parmi les touristes. Adolescents, trentenaires, quinquagénaires ou septuagénaires, ces amoureux se renvoient différentes images du couple, s'influencent, s'envient, s'inspirent, etc.

Mon avis : 

Il s'agit de ma deuxième expérience de lecture d'un roman de Grégoire Delacourt. Le coup de cœur pour le style d'écriture de cet auteur que j'avais eu avec La liste de mes envies s'est confirmé et est même encore plus fort avec cette seconde découverte ! 

Dans ce récit nous suivons des instants de vies de quatre personnages centraux, qui, même s'ils ne se connaissent pas, sont tous présents au Touquet durant l'été 1999. Le roman se divise donc en quatre, et l'auteur explore à chaque fois l'histoire d'un de ces personnages avec pour élément central l'Amour. 

C'est un roman plein de mélancolie, un peu triste parfois. On est ici loin de la légèreté des lectures dites "de plage". Mais cette mélancolie est aussi ce qui fait le charme de ces textes, elle imprègne le lecteur et rend le récit plus intense. Ce ne sont plus seulement nos yeux qui découvrent ces histoires et ces personnages, mais également toutes nos émotions. 

Comme je le disais précédemment, le style d'écriture de Grégoire Delacourt est magnifique, chaque page est remplie de poésie. J'ai eu l'impression durant cette lecture d'être bercée par ses mots et j'ai eu beaucoup de mal à m'arrêter de lire. J'ai dévoré ce roman presque d'une traite. 

En résumé : Avec une écriture magnifique et pleine de poésie, ce dernier roman de Grégoire Delacourt m'a une nouvelle fois séduite. Je garde précieusement ses autres parutions pour des moments où j'aurais besoin de m'évader et d'être de nouveau happée par ses mots. 

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dimanche 28 août 2016

Vivre Végane de Gwendoline Ysèbe



Synopsis : 

Vivre végane, c’est choisir de modifier sa façon de consommer et d’agir de façon à être dans le respect de la vie animale. Dans ce guide pratique, la journaliste Gwendoline Yzèbe, végane bien sûr, aborde tous ces aspects du véganisme.

Mon avis : 

Le mode de vie végane m'a toujours intriguée et intéressée. Je me posais beaucoup de questions sur le sujet, parmi lesquels :  Comment faire lorsque l'on mange à l'extérieur ou chez des amis ? Comment être sûr de manger équilibré et de ne pas avoir de carences ? Dans ce livre, Gwendoline Ysèbe, elle-même végane, répond à ces questions et à beaucoup d'autres.

Le véganisme est un mode de vie qui consiste à refuser toute forme d'exploitation animale. Concrètement, les véganes ne mangent bien sûr pas de viande ni ses dérivés (oeufs, lait, miel...) mais leurs démarches va plus loin puisqu'ils font également attention à ne pas porter de laine, de cuir ou encore à ne pas acheter de produits de beauté qui ont été testés sur des animaux. De plus ils ne fréquentent pas les zoos ou encore les cirques qui proposent des spectacles mettant en scène des animaux. Il s'agit donc d'une démarche éthique forte, mais qui au premier abord peut sembler contraignante à mettre en place au quotidien. 

Gwendoline Ysèbe explique ici les motivations qui poussent à devenir végane et également les changements que cela implique dans la vie de tous les jours. Au travers de ses lignes on ressent les convictions profondes de l'auteure et le véganisme n’apparaît pas comme une contrainte mais comme une satisfaction personnelle de vivre sans engranger de souffrances animales.

En plus de ces explications éthiques et de la description du mode de vie végane, Gwendoline Ysèbe donne des conseils pratiques pour quiconque voudrait changer son alimentation vers ce mode de vie, ou juste réduire un peu sa consommation de viande. On y retrouve des recettes de cuisine, des conseils pour vivre son véganisme au quotidien, des adresses végane-friendly....

Si je ne suis pas devenue végane après la lecture de ce livre, j'ai apprécié de découvrir ce mode de vie que j'admire. J'essaye maintenant de manger moins de viande et je me suis mise à tester les recettes véganes qui sont très bonnes !

En résumé : Un ouvrage très complet pour comprendre et pourquoi pas se lancer dans le veganisme, je vous le conseille !


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jeudi 18 août 2016

La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

L'histoire : 

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

Mon avis : 

Pendant mon adolescence je lisais énormément de roman fantasy mais je dois avouer que depuis quelques années c'est un genre littéraire que j'ai presque totalement délaissé. Cependant, au vu des dizaines voire des centaines de critiques élogieuses qui existent sur la saga passe-miroir de Christelle Dabos, j'ai souhaité moi aussi découvrir ce phénomène. Ce premier tome m'a convaincue même si ce n'est pas le coup de cœur auquel je m'attendais. 

L'avantage avec les romans fantasy c'est que dès le début nous sommes plongés dans un univers totalement différent du nôtre. A cette perte de repère s'ajoute également une évasion totale, c'est un sentiment que j'adore et que j'ai apprécié de retrouver. L'univers créé par Christelle Dabos est riche mais bien amené. J'ai cependant mis du temps à vraiment entrer dans le roman et le début m'a paru un peu lent. 

L'histoire est originale et complexe, ce qui la rend captivante. L'écriture travaillée de l'auteure sert bien l'univers et les personnages qu'elle a créé. J'ai cependant eu du mal à m'attacher aux personnages car je ne me suis reconnue dans aucun d'entre eux. C'est, je pense, ce qui explique que je ne partage pas l'engouement général pour ce roman. Mais j'ai tout de même passé un bon moment de lecture et j'ai hâte de lire la suite de la saga ! 

En résumé : Un roman fantasy qui nous fait voyager. Si je me suis légèrement ennuyée pendant la mise en place de l'intrigue je n'ai maintenant qu'une envie : lire le second et dernier tome de la saga pour connaître le dénouement de cette histoire !  

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jeudi 11 août 2016

Charlotte de David Foenkinos


L'histoire : 

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Mon avis :

Charlotte est le treizième roman de David Foenkinos. Il a reçu en 2014 le prix Renaudot ainsi que le prix Goncourt des lycéens. J'ai pour ma part adoré cette lecture singulière qui m'a touchée et marquée. 

Ce roman est en fait la biographie de la courte vie de Charlotte Salomon, une artiste peintre de génie assassinée à 26 ans par les nazis. David Foenkinos lui rend ici un hommage bouleversant d'autant plus que le destin et les œuvres de cette jeune femme le touchent personnellement. 

L'écriture de ce roman est très singulière, faite de phrases courtes et factuelles. Il y a assez peu de descriptions, David Foenkinos va à l'essentiel de la vie de Charlotte. Ce choix de narration m'a beaucoup plu car cela donne du rythme au récit et le rend addictif. 

La volonté d'écrire la biographie de Charlotte Salomon est une véritable quête pour l'auteur. Il ne s'agit pas simplement pour lui d'un sujet de roman, mais bien d'une obsession pour cette artiste de génie. Au fil de son récit Foenkinos nous fait part des causes de sa fascination pour Charlotte et des différentes étapes des recherches qu'il a menées pour en apprendre plus sur elle. J'ai beaucoup aimé ces incartades dans l'intimité de l'auteur. Cela permet de mieux comprendre sa démarche littéraire. 

En résumé : C'est une biographie singulière que nous livre David Foenkinos, celle d'une peintre de génie, Charlotte Salomon, dont le destin a probablement été brisé par les nazis. Ce roman est également une démarche littéraire très intime pour l'auteur qui se livre au fil des pages. J'ai adoré cette lecture que je ne suis pas prête d'oublier. 

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vendredi 29 juillet 2016

Célibataire longue durée de Véronique Poulain

L'histoire :

Vanessa Poulemploi approche de la cinquantaine et doit relever un triple défi : gagner sa vie, trouver l'amour et se marier. Pas facile pour une femme qui tousse bruyamment, jure, fume, abuse de la charcuterie, de l'ail et du camembert, mange avec les doigts et raconte sa vie à tout le monde.

Mon avis :

J'ai découvert Véronique Poulain l'année dernière avec son roman autobiographique Les mots qu'on ne me dit pas, où elle évoquait son enfance avec des parents sourds (ce récit a d'ailleurs inspiré le film La famille bélier). Cette nouvelle parution est quant à elle d'un genre totalement différent. Il s'agit en effet d'une fiction humoristique. J'ai apprécié cette lecture pleine d'énergie, d'humour et de légèreté. 

Dans ce roman nous découvrons Vanessa Poulemploi, une célibataire qui, à la cinquantaine, décide de reprendre sa vie en main et donc de trouver l'amour et un nouvel emploi. Cette quête l'entraînera dans de nombreuses péripéties, pour le plus grand plaisir des lecteurs. 

Si l'histoire est assez classique, la plume si particulière de Véronique Poulain fait la différence. L'écriture est vive et énergique, je me suis sentie entraînée dans ce roman et je l'ai lu presque d'une traite ! 

C'est une lecture qui met de bonne humeur, je la trouve particulièrement adaptée en cette saison où nous souhaitons tous décompresser et nous évader. 

En résumé : Un roman plein d'humour et un style d'écriture qui me plaît toujours autant, je vous recommande cette lecture ! 

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