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vendredi 29 avril 2016

Quelqu'un en vue d'Inès Benaroya

L'histoire : 

« L’observation vire à l’obsession. Soir après soir, il mate. Chacune de leurs fenêtres est une vignette dans laquelle serpente, au rythme des apparitions et disparitions, un microcosme muet et fascinant. Son regard en perpétuel mouvement s’introduit et dissèque le va-et-vient. Du haut de sa tour d’où personne ne le voit, il infiltre les secrets. C’est lui le maton à présent. Les prisonniers sont en face, dans leur cellule baignée de lumière. » Un roman en vis-à-vis, sur le piège des apparences et le vertige de la liberté.

Mon avis : 

Ce roman est apparu par surprise dans ma boîte aux lettres il y a quelques semaines, je remercie les éditions Flammarion pour cette jolie réception. 

J'avais entendu parler de quelqu'un en vue via un post plein d'éloges sur Instagram de Tatiana De Rosnay, je n'ai donc pas beaucoup attendu pour le découvrir. 

Dans cette histoire nous faisons tout d'abord la connaissance de Vincent, un homme récemment sorti de prison et qui peine à retrouver une vie sociale normale. Chaque étape de la vie quotidienne, aller travailler, faire les courses, se faire des amis, est vécu pour lui comme une épreuve. Tous les soirs, depuis la fenêtre de son studio (loué pour lui par une association) Vincent observe la maison d'en face, où semble vivre la famille idéale : un mari, une jolie femme qui rit tout le temps et deux beaux enfants. Vincent va alors développer une fascination pour la vie de cette famille, qui semble si parfaite. Mais les apparences sont parfois trompeuses et le plus malheureux n'est pas forcément celui auquel on pense.

Dans ce roman le lecteur a accès aux pensées les plus profondes des personnages, ce qui rend l'histoire troublante et parfois angoissante car Vincent a parfois des pulsions violentes qu'il ne montre pas en apparences. Sans trop en dévoiler de l'histoire j'ai apprécié sa seconde partie, qui apporte une vision différente et nouvelle, à laquelle je ne m'attendais pas. 

Le style d'écriture d'Inès Benaroya m'a plu, il est prenant et dissèque avec beaucoup de finesse les sentiments des personnages, j'ai eu du mal à reposer le roman une fois commencé, je l'ai lu presque d'une traite ! 

En résumé : Ce roman est l'illustration de l'expression "méfiez-vous des apparences", je me suis laissé prendre par cette histoire troublante, il est difficile de refermer ce livre avant de l'avoir terminé ! 

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mardi 26 avril 2016

En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut

L'histoire :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

Mon avis :

Quelle jolie découverte ! Ce petit roman m'intriguait car il est depuis sa sortie en tête des ventes en France et a déjà reçu trois prix littéraires : le prix France Télévision, le grand prix RTL-lire et le prix du roman des étudiants France Culture - Télérama. 

L'histoire est racontée du point de vue d'un petit garçon qui nous parle de ses parents, un couple atypique, un peu fou, mais surtout follement amoureux. Cette vision enfantine est touchante et l'écriture d'Olivier Bourdeaut nous transporte et nous emmène au sein de cette famille complètement loufoque mais tellement attachante.

Mais très vite une part plus sombre vient s’immiscer dans ce bonheur familial. Cette personnalité folle de la mère cache en fait un problème mental qui va mettre l'équilibre et la joie de cette famille en péril. J'ai aimé la manière dont le sujet de la maladie mentale est abordé, du point de vue du petit garçon, avec toute sa naïveté, mais également du point de vue du père, beaucoup plus lucide.

Enfin dans ce roman il est surtout question d'amour, de l'amour inconditionnel d'un mari pour sa femme et d'un enfant pour ses parents.

En résumé : Ce court roman fait partie de ces inclassables que j'adore lire, un roman qui parle de la vie et d'amour mais avec une touche de folie qui change tout. Olivier Bourdeaut nous transporte et nous fait danser avec lui et cette famille, en attendant Bojangles.

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dimanche 24 avril 2016

Charade de Laurent Loison

L'histoire :

Le cadavre d’une jeune femme est retrouvé, le visage encore marqué par la douleur de la torture qu’elle a subie. Dans une enveloppe abandonnée sur l’atroce scène de crime, une simple phrase : « les premiers seront les derniers ». Bientôt ce sont d’autres victimes, d’autres messages… Et un mystère qui reste entier.

Pour arrêter ce jeu sordide, le 36 quai des Orfèvres a missionné le commissaire Florent Bargamont. Le brillant mais glacial enquêteur fait équipe pour la première fois avec une jeune et enthousiaste criminologue, Emmanuelle de Quézac. Malgré les rivalités qui font rage au sein du 36, le duo d’enquêteurs se lance à corps perdu à la poursuite de ce tueur en série aussi terrifiant qu’inhumain.

Mon avis :

Je lis très peu de romans policiers mais comme j'aime varier mes lectures j'ai profité de l'occasion qui m'a été donnée de découvrir ce roman d'un nouvel auteur : Charade de Laurent Loison. Je le remercie pour cette lecture ! 

Dès le début le ton est donné : un meurtre effroyable et une mise en scène orchestrée avec soin. Le meurtrier n'a laissé aucun indice à l'exception du début d'une charade "les premiers seront les derniers". L'inspecteur Florent Bargemont, spécialisé dans la résolution des enquêtes les plus sordides, va alors tenter de comprendre les dessous de cette affaire et les motivations du tueur. Mais très vite d'autres meurtres s’enchaînent et, à l'exception de leurs côtés monstrueux et d'un morceaux de la charade retrouvé sur les lieux de chaque crime, il ne semble pas y avoir de points communs entre les victimes et la manière dont elles sont tuées. 

Durant tout le roman, Laurent Loison ne lâche pas son lecteur et l'emmène avec lui et l'inspecteur Bargemont au cœur du mystère qui entoure cette affaire. En plus de l'énigme posée par cette enquête on apprend à connaître l'inspecteur et son passé, pas des plus joyeux, ainsi que les autres membres de sa brigade. 

Le suspense va crescendo tout au long de l'histoire jusqu'à la fin qui est des plus surprenantes et presque impossible à deviner !  

En résumé : Cette enquête policière tient le lecteur en haleine du début à la fin. Un premier roman prometteur pour Laurent Loison ! 

vendredi 22 avril 2016

Les derniers jours de Rabbit Hayes de Anna McPartlin


L'histoire : 

Quand Mia, que l’on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de soins palliatifs, elle n’a plus que quelques jours à vivre, même si elle refuse de l’accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. 

À mesure que les jours passent et que l’espoir de sauver Rabbit s’amenuise, ses proches sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer à vivre sans cette femme qui leur a tant apporté. Rabbit est au cœur de ce petit groupe qui tente d'accepter l'impossible : la perte d'un être cher. 

Mon avis : 

Comme l'indique sans détour le titre, ce roman relate des derniers jours de la vie de Mia Hayes, surnommée Rabbit, une femme atteinte d'un cancer du sein qui s'est transformé en cancer généralisé. Les premières pages ont été très dures à lire pour moi car l'auteure oppose un contraste entre le début de la maladie de Rabbit, où sa volonté de vaincre le cancer et de vivre est énorme, et son entrée dans une maison de soin palliatifs quelques années plus tard. Le combat de Rabbit contre la maladie est donc perdu et c'est maintenant celui de l'acceptation et de l'organisation de "l'après" qui commence. 

Rapidement nous faisons connaissance avec la famille et l'entourage proche de Rabbit : Juliet, sa fille de 12 ans, ses parents, son frère, sa sœur, ses neveux et sa meilleure amie Marjorie. Tous ces personnages, aux personnalités différentes, ne réagissent pas du tout de la même manière face à l'imminence du décès de Rabbit. Il y a ceux qui y croient encore et recherchent coûte que coûte un moyen de la guérir, ceux qui fuient face à cette trop grosse charge émotionnelle, ceux qui se réfugient dans la religion... J'ai adoré la manière dont l'auteur aborde les réactions de chacun, avec beaucoup de pudeur et d'émotions et sans jamais juger. Tous ces personnages sont attachants et il est difficile de les quitter une fois le roman terminé. 

Le lecteur découvre également le passé de Rabbit en suivant son enfance et son adolescence et sa rencontre avec Johnny, un garçon qui était et restera, malgré les épreuves, l'amour de sa vie. Cette seconde histoire m'a plu car elle permet de faire connaissance avec la Rabbit d'avant la maladie. 

J'ai été très émue en lisant ce roman, le sujet difficile de la maladie et de la mort y est abordé avec beaucoup de finesses et d'émotions, mais sans jamais tomber dans le larmoyant (même si je dois avouer que j'ai versé quelques larmes à la fin). 

En résumé : Les derniers jours de Rabbit Hayes est un roman bouleversant sur l'acceptation de la maladie et de la mort. On ne ressort pas indemne de cette lecture qui agrandi le cœur et nous fait profiter du moment présent. 


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mercredi 20 avril 2016

Ça peut pas rater ! de Gilles Legardinier

L'histoire :

Marie pensait avoir trouvé l’homme de sa vie, jusqu’à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle décide ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail. 
Marie ne croit plus à l’amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes. Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu’elle et une soif de vivre qui n’a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles.

Mon avis :

C'est toujours avec plaisir que je me plonge dans les romans de Gilles Legardinier. Ce sont les meilleurs remèdes anti-déprime ! A chaque lecture de l'une des histoires de cet auteur je me sens instantanément bien au milieu de ses personnages hauts en couleur et attachants.

Dès les premières pages le dynamisme de l'écriture nous emporte dans cette histoire et auprès de Marie, cette trentenaire un peu folle dont la vie semble aller au plus mal : son petit ami l'a quittée pour une autre, elle va bientôt se retrouver à la rue et son emploi est devenu des plus stressants depuis que son entreprise a été rachetée. Mais malgré toutes ces galères Marie va trouver la force de se reconstruire, de reprendre sa vie en main et même de se venger de son mufle d'ex petit ami! 

J'ai adoré cette histoire un peu loufoque mais qui parle de la vie et de la recherche du grand amour. Marie, l’héroïne est drôle et attachante. Je me suis laissée embarquer avec elle dans ses péripéties et toutes les idées farfelues qu'elle met en œuvre. 

Comme pour tous les "feel good books" de Gilles Legardinier, ça peut pas rater! est un roman qui nous fait nous sentir bien. Truffé d'humour et d'optimisme, cette histoire se lit facilement et nous transporte.

En résumé : Encore un roman de Gilles Legardinier que j'ai adoré, je suis définitivement fan de cet auteur et de l'optimisme qu'il insuffle dans ses romans. J'ai hâte de lire sa prochaine parution ! 

Retrouvez les autres romans de Gilles Legardinier sur ce blog : 
        

vendredi 15 avril 2016

Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu

L'histoire :

L'histoire d'amour entre une fille qui disparaît quand on l'embrasse et un inventeur dépressif. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d'un détective à la retraite et d'un perroquet hors du commun, l'inventeur part à sa recherche.

Mon avis : 

Depuis ma lecture de Journal d'un vampire en pyjama qui a été un énorme coup de cœur, je n'avais qu'une envie : me replonger dans une des histoires de Mathias Malzieu pour retrouver son style d'écriture si singulier et si poétique. J'ai donc choisi ce petit roman paru en 2013 aux éditions Flammarion, le plus petit baiser jamais recensé. Ce fut une lecture agréable, qui développe l'imagination et fait rêver. 

Mathias Malzieu, grâce à son talent de poète et de conteur, transforme le quotidien et y intègre du fantastique qui rendent les scènes de vie quotidienne qu'il décrit plus folle, plus amusante. Ainsi quand le narrateur part à la recherche de la femme qu'il lui a donné le fameux plus petit baiser jamais recensé, il est aidé d'un perroquet loufoque qui fait aussi fonction de dictaphone ou encore d'écureuils qui l'aident à avancer sur son skateboard. J'aime beaucoup la façon dont Mathias Malzieu raconte des histoires, en y intégrant du rêve et de l'imagination mais en restant dans le monde "réel". 

Je me suis laissée embarquer dans cette histoire un peu folle dès les premières pages et j'apprécie toujours autant la plume de Mathias Malzieu. 

En résumé : Même si ce n'est pas le coup de cœur de journal d'un vampire en pyjama j'ai apprécié cette lecture pleine de poésie et de tendresse.  

" J'ai voulu me faire croire que tu n'étais qu'un sparadramour. Mais lorsque tu as commencé à te décoller de moi, j'ai eu plus mal encore que si on m'arrachait la peau avec une fourchette à escargots." 

Retrouvez d'autres romans de Mathias Malzieu sur ce blog : ici et ici 

jeudi 7 avril 2016

Il était une lettre de Kathryn Hughes


L'histoire : 

Manchester, dans les années 70. Tina est une jeune femme qui vit avec un mari alcoolique et violent. Pour ne pas passer le weekend à ses côtés elle est bénévole dans une boutique caritative qui récupère et vend des objets usagés. 

Un jour Tina trouve dans la poche d'une vieille veste une lettre timbrée mais pas cachetée ni ouverte. Prise de curiosité elle décide de l'ouvrir et découvre qu'il s'agit d'une demande en mariage datant de 1939, qui n'a donc jamais été reçue par la jeune femme à qui elle était adressée. Tina décide alors de mener l'enquête pour essayer de remettre le lettre à sa destinataire. Elle va alors découvrir l'histoire bouleversante de Chrissie, une jeune femme  qui dans les années 40 a été malmenée par le destin. 

Mon avis : 

La magnifique couverture de ce roman m'a tout de suite attirée et je suis ravie de l'avoir sorti de ma bibliothèque : c'est un coup de coeur ! 

Dès les premières pages on s'attache à Tina, cette femme qui essaye et de se défaire de son mari alcoolique et violent. J'ai particulièrement apprécié la manière dont Kathryn Hughes traite le sujet, en montrant à quel point il est difficile pour une femme de se sortir de cette situation. D'autant plus qu'elles ont souvent des sentiments très forts pour leurs maris, malgré ce qu'ils leur font subir. Un jour Tina découvre par hasard une lettre non ouverte écrite en 1939, une demande en mariage qui n'a visiblement jamais été reçue par la destinataire : Chrissie. Tina décide alors d'enquêter pour tenter de retrouver Chrissie et de lui remettre enfin cette lettre. 

Le lecteur découvre ainsi l'histoire d'une autre jeune femme, Chrissie. En 1939 elle a eu le malheur de tomber enceinte de Billy, un jeune garçon dont elle était éperdument amoureuse  mais que son père s'approuvait pas du tout.  Le destin va alors s'acharner sur la jeune femme et, après de multiples coups du sorts, celle-ci va se retrouver exilée en Irlande chez sa tante, à l'abri des regards indiscrets comme l'a voulu son père. 

Le récit de ces deux destins s'alternent donc tout au long de l'histoire, ce qui la rend d'autant plus captivante et touchante. De plus le suspense est présent à toutes les pages et il est difficile de lâcher sa lecture avant de l'avoir terminée !  

Les destins contrariés de Chrissie et de Tina m'ont tellement bouleversée que même quand je n'étais pas en train de lire je pensais à elles. J'ai eu l'esprit ailleurs, à Manchester et en Irlande, pendant 3 jours ! Je continue d'ailleurs à y repenser régulièrement, même si ma lecture est terminée. C'est un roman marquant que je n'oublierai pas ! 

En résumé : Ce magnifique roman qui relate les destins compliqués mais plein d'espoirs de deux femmes est un coup de cœur. Je vous le recommande ! 


Retrouvez un autre roman qui croise le destin de deux femmes sur le blog : ici 

mardi 5 avril 2016

Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand


L'histoire :

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Mon avis :

J'ai enfin pris le temps de lire ce premier roman d'Agnès Martin-Lugand, auteure que j'avais découverte grâce à son autre titre "Entre mes mains le bonheur se faufile", que j'avais adoré. J'ai une nouvelle fois passé un bon moment de lecture grâce à ce court roman plein d'émotions. 

Dès le premier chapitre je me suis tout de suite attachée à Diane et j'ai ressentie beaucoup de compassion pour elle et pour sa douleur d'avoir perdu les deux êtres qui lui étaient le plus chers : son mari et sa fille. Un an après le drame, elle décide de partir s'installer quelques mois en Irlande pour rester seule et tenter de se reconstruire. Mais sa solitude va rapidement être perturbée, notamment par son voisin, Edward, un homme solitaire en apparence acariâtre et détestable. 

Agnès Martin-Lugand a un talent fou pour nous faire ressentir les émotions de ses personnages. J'ai été triste en même temps que Diane, j'ai repris espoir avec elle, aimé avec elle... C'est pour moi le gros point fort de ce petit roman et cela est accentué par le fait que l'histoire est écrite d'un point de vue interne, celui de Diane. Le lecteur peut facilement se mettre à sa place. 

Mon seul regret concernant cette lecture tient au fait que je l'ai souvent trouvée prévisible et parfois un peu cliché. Mais s'agissant du premier roman de l'auteure je pense que ces petits défauts ne se retrouvent pas dans ses romans suivants, (en tout cas pas dans "Entre mes mains le bonheur se faufile"). J'ai tout de même passé un très bon moment de lecture, c'est un roman addictif qui se lit rapidement. 

En résumé : Une histoire courte mais touchante sur la reconstruction après un deuil, j'ai hâte de lire la suite "le vie est facile ne t'inquiète pas". 

Retrouvez un autre roman d'Agnès Martin-Lugand sur le blog : ici

vendredi 1 avril 2016

Dreamology de Lucy Keating


L'histoire :

Depuis sa plus tendre enfance, Alice mène une double vie. Le jour, elle est une lycéenne ordinaire qui habite seule avec son père, et la nuit elle vit des aventures extraordinaires, des voyages, en compagnie d'un garçon de son âge : Max. Au fil des années, ils sont tombés fous amoureux et Alice ne pense qu'à se coucher le soir pour le retrouver. Mais le jour de son arrivée dans son nouveau lycée, Alice voit Max. En chair et en os. Le garçon de ses rêves existerait-il vraiment ?

Mon avis :

Ma précédente lecture, le quatrième mur de Sorj Chalandon, ayant été très intense, j'étais à la recherche d'une histoire plus légere et j'ai donc sorti de ma PAL (pile à lire) Dreamology de Lucy Keating, un roman jeunesse qui m'avait attirée par le thème traité : les rêves. Malheureusement j'ai eu du mal à être captivée par l'histoire et je me suis souvent ennuyée pendant cette lecture.

La quatrième de couverture m'a tout de suite intriguée et j'ai trouvé l'histoire originale : Alice, une jeune lycéenne, rêve depuis son enfance de Max, un garçon avec lequel elle passe la majorité de ses nuits. Alors qu'elle vient de déménager à Boston elle se rend compte que Max est réel et qu'il est dans le même lycée qu'elle. L'idée de départ avait beaucoup de potentiel mais j'ai malheureusement été déçue par la manière dont l'auteure l'a exploitée.

J'ai assez vite ressentie de la confusion dans le récit. Il y a selon moi beaucoup trop d'éléments et de personnages dans ce roman, ce qui fait que je me suis vite sentie perdue et j'ai eu du mal à me concentrer sur le fil principal de l'histoire, à savoir les rêves d'Alice et de Max. J'ai également remarqué certaines incohérences, petites certes, mais qui m'ont dérangée. De plus certains détails du début du roman ne sont jamais expliqués comme le changement d'apparence de Max dans l'un des rêves d'Alice.

Enfin je me suis beaucoup ennuyée pendant la seconde partie de l'histoire j'ai dû me forcer pour la terminer car j'avais tout de même envie de connaître les raisons de ces mystérieux rêves. Et malheureusement la fin est ce qui m'a le plus déçue. Tout est résolu très rapidement et je n'ai obtenu aucune des réponses aux questions que je me posais.

En résumé : Même si j'ai apprécié le côté frais et léger de ce roman c'est une déception. Je n'ai pas réussi à m’intéresser à l'histoire et je me suis beaucoup ennuyée pendant cette lecture.

Retrouvez une autre histoire de rêves sur ce blog : ici